Canyon Sainte-Anne – Région de Québec – 2011

Un endroit spectaculaire, qui

mérite largement d’être découvert!

Réflexion spontanée d’un résident de longue date de la région, qui avoue tristement ne l’avoir fait qu’en août 2011.

Situé le long de la rivière Sainte-Anne-du-Nord et tout près de Sainte-Anne-de-Beaupré, l’accès au site, par la route 138, est aisé et le stationnement vaste. Une aire récréative pour enfants et des tables de pique-niques sont disponibles près des kiosques d’accès.


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Quelques dollars sont demandés pour pouvoir entrer. On comprend vite que les aménagements mis en place sur un tel domaine, ainsi que leur maintien, ne se fait pas sans ressources adéquates.

Un après-midi, gaiement perdu en ces lieux exceptionnels, ne semble pas si coûteux. L’endroit est en effet particulièrement bien aménagé pour la visite pédestre, des précautions d’usages sont prises pour la sécurité des visiteurs et on se rend compte qu’un entretien à long terme est planifié.

La tournée débute en traversant la rivière sur le pont Mestachibo (d’un mot Huron qui signifierait : “Là où coule la rivière”.). C’est un solide et large pont suspendu qui vibre à peine…

Pont Canyon

Pont Mestachibo

D’un côté, vers l’amont, la rivière sort de la forêt et se dirige en accélérant son rythme vers le dessous du pont. De l’autre, à quelques dizaines de mètres, la rivière rugit et s’engouffre follement dans le vide de la chute.

 

L’eau, tout en haut, ressemble parfois à un liquide couleur mélasse alors que les tourbillons de couleur crème, aux multiples nuances brunâtres, se succèdent sans faillir jusqu’en bas.

 

La grande chute dévale avec fracas, en quelques paliers rocheux et encaissés, une dénivellation totale de 74 mètres (243 pieds environ pour les anciens).

 

Plus loin de la chute, le circuit  forestier est paisible et fort agréable. De nombreux panneaux d’interprétation multilingue jalonnent le circuit. D’autres, plus modestes identifient les arbres et arbustes.

 

Les visions de la chute, d’un peu plus loin, offre le miracle d’arcs-en-ciel quasi permanent.

 

Soudain, après un tournant, rencontre du coin des amateurs d’émotions fortes. Une via ferrata, espèce de tyrolienne, transporte des audacieux et audacieuses d’une rive à l’autre du ravin. La grande passerelle, voisine, trône aussi à 60 mètres au dessus de la rivière. Au loin, on en voit qui escaladent la paroi humide près de la chute principale.

 

En contrebas, après une suite d’escaliers susceptibles de décourager quelques arthritiques sévères, une autre passerelle enjambe le mini-canyon et permet d’accéder à un nouveau point d’observation en contre plongée par rapport à la chute principale.

 

En remontant on croise l’endroit ou Cornelius Krieghoff a réalisé son St. Anne’s Falls en 1859. L’huile sur toile se trouve dans la collection Thompson au Musée des beaux-arts de l’Ontario (AGO) :

 

Malgré tout le respect qu’on doit à l’artiste, la réalité l’emporte sur l’œuvre!

 

[youtube]http://youtu.be/NyGO5o1Kj1s[/youtube]

 

Un autre visiteur historique du lieu, Henry D. Thoreau, penseur et écrivain antiesclavagiste américain (1817-1862), a laissé quelques lignes au sujet de cet endroit dont :

« This precipice is not sloped, nor is the material soft and crumbling slate as at Montmorenci, but it rises perfectly perpendicular, like the side of a mountain fortress, and is cracked into vast cublical masses of gray and black rock shining with moisture, as if it were the ruin of an ancient wall built by Titans.» ( A Yankee in Canada, 1850, p. 51).

Les circuits piétonniers, ponts suspendues, belvédères et autres structures construites facilitent la circulation et aident à profiter de l’endroit. Mais c’est ce magnifique et réellement grandiose environnement naturel qui est la vedette ici.

Pour préparer sa visite de cet endroit aux parois rocheuses vieilles de 1,2 milliards d’années visitez les pages du Canyon Ste-Anne.

 

Au canyon Ste-Anne

Québec, le 26 janvier 2012

 

 

 

 

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