À la petite école, les vendredis après-midi étaient pour moi une fête. C’était le moment du cours d’art plastique. Je me rends compte aujourd’hui que je ne devais pas être comme tous les autres. Plusieurs de mes amis et connaissances me disent en effet que c’était plutôt cauchemardesque pour eux. Dans le fond, peut-être ai-je simplement de drôles d’amis?
Cependant, sauf pour les arts et traditions populaires, le champ artistique n’a pas été central dans mon orientation professionnelle. Le naturel m’est toutefois revenu au galop au moment de la retraite. Le legs d’une panoplie d’artiste peintre a été l’occasion de me remettre à la palette.
J’ai récemment réalisé un nuancier des principales couleurs acryliques que j’utilise. Bien qu’on m’ait proposé la production de cet outil depuis un bon moment, je ne m’étais pas rendu compte de l’intérêt particulier de cet exercice. A priori, j’avoue que j’envisageais cette réalisation comme un peu facile, voire d’une utilité toute restreinte. Bien au contraire, toutes les heures que j’y ai consacrées me semblent maintenant particulièrement bénéfiques. Bien sûr, ce n’est pas un exercice aisé. Plus le nombre de couleurs sélectionnées est important, plus la mise en oeuvre est longue et plus les possibilités d’erreurs augmentent. Dans mon cas, les 32 teintes différentes que j’avais choisies m’ont amené à produire un nuancier élémentaire comportant 512 cases colorées.
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